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INTRA - Communication en santé mentale - 3J

Présentation

Qu’apporte la thérapie à l’art de guérir ? L’art de guérir se définit comme l’établissement d’un diagnostic et le choix d’un traitement. Celui-ci est le plus souvent mais non exclusivement médicamenteux. La thérapie brève va tenter d’y voir une interaction entre un problème (des faits qualifiés tels, sur base d’une souffrance), des ressources internes et externes de la personne, des exceptions à ce problème, et un objectif vu comme un état désiré, lequel permettra lui-même d’en désirer d’autres… 

Une thérapie n’est pas une analyse. La thérapie, c’est le soin. Etre thérapeute, c’est soigner. 

La connaissance du supposé pourquoi passé n’est ni nécessaire ni suffisante pour changer. Les hypothèses des analyses (y compris de l’analyse systémique d’ailleurs) ont un côté déterministe. Vraies ou fausses, la seule chose qui compte sera l’usage - utile ou destructeur - qui en sera fait.

Le modèle se voudra non normatif, quittera les classiques de la psychopathologie pour ne parler que de problèmes et de solutions.

La brièveté:  L’expression « time sensitive » nous paraît la plus adéquate. Elle correspond à l’idée anglo-saxonne « Keep eyes on the ball ». Pourquoi sommes-nous là ? Quel est l’objectif ? Ce que nous faisons concourt-il à l’objectif ? Ce sont des questions à nous poser à tout moment. C’est la raison pour laquelle nous parlerons de « thérapie focalisée, ciblée » et de « thérapie stratégique » : nous partons d’un problème (concret) et nous visons un objectif, une solution (concrète). Le chemin entre ces deux points est une stratégie. En santé mentale, toutes pathologies confondues, 85% des situations nécessitent moins de 9 séances en moyenne.

La systémique : une vision interactionnelle:  Le thérapeute bref systémicien s’attachera à comprendre les situations cliniques sous l’angle de l’interaction : interaction entre personnes, groupes et événements de vie. Il observera comment, sous l’apparence de faits différents par leurs contextes, se répètent des mêmes jeux interactionnels. Comment malgré des efforts répétés pour bien faire, une personne s’embourbe dans son problème comme dans l’ornière d’un paradoxe.

Définir le cadre et la mission:  Comme dans tout travail de relation d’aide, il est important de définir d’abord le cadre et la mission. Cela n’a rien de spécifique à notre modèle mais ne peut être ignoré.

Si je suis infirmier, quel est mon cadre de travail ? Quel est mon mandat ? Suis-je consulté librement ou dans le cadre d’une astreinte, judiciaire ou autre ?  Si je suis psychiatre, quel est mon cadre ? Quel est mon mandat ? Quelle est ma marge de manœuvre ? Mon intervention s’adresse-t-elle à une personne ou à la famille ? La famille, c’est qui ? Où commence-t-elle et où finit-elle ? À qui allons-nous proposer de participer à notre travail ?

Sommes-nous là pour que le patient change ? Non, seulement pour qu’il choisisse. François Roustang dit dans « Savoir attendre pour que la vie change » (2006) : « Le thérapeute doit être indifférent au résultat et s’attendre tout aussi bien à un échec qu’à un succès de la cure. Sinon, il prendrait la place du patient et se livrerait à un forçage irrespectueux et inefficace. Le patient doit toujours pouvoir renoncer à guérir de son mal-être si cela lui chante ». Une fois fait le choix de changer, alors s’établit avec le thérapeute un mandat circulaire : le patient donne mandat au thérapeute de l’aider vers tel état désiré, tel objectif. En retour et circulairement, le patient aidera le thérapeute à l’aider. L’expert c’est le patient !

L’alliance prime sur les outils. L’alliance c’est un objectif défini et partagé, pas de séduction réciproque. Etre bienveillant ne veut pas dire être bien vu.

Une thérapie active, utilisant ce que le patient apporte. Faire comprendre au patient son rôle d’acteur dans la persistance de son problème – et donc dans sa solution ! – lui fera quitter l’impuissance apprise – l’inhibition de l’action – pour le remettre en action lui rendant ainsi l’espoir !

Créer des solutions différentes. Elargir l’éventail de solutions du patient, le suivre dans son choix de solution (plutôt que lui imposer le nôtre), lui permettre un réel apprentissage par des tâches d’action, tels seront quelques maîtres-mots de la construction de solutions nouvelles.

Public & conditions d'accès

Equipe de professionnels du soin et/ou de l’intervention psycho-médico-sociale: infirmiers en santé mentale, éducateurs, médecins, psychiatres, psychologues...

Infos pratiques

Prix & modalités de règlement

programme détaillé et devis sur demande


Objectifs pédagogiques

A la fin de l’action de formation, le professionnel sera capable dans un abord systémique et bref de: 

  • décrire  et co-créer l’Alliance avec le patient
  • distinguer les 5 modèles présentés et leurs caractéristiques: thérapie systémique brève (Palo Alto), hypnose ericksonnienne (Erickson), thérapie orientée solution (de Shazer), thérapie narrative (White), & mouvements alternatifs pluriels (au-delà de l'EMDR de Shapiro).
  • connaître et pratiquer le schéma stratégique d'intervention
  • travailler en résolution de problème, type Palo Alto
  • travailler en orientation solution, type S. de Shazer
  • utiliser les outils de la systémique brève avec indications et contre-indications éventuelles

Moyens pédagogiques

L’action de formation sera co-construite avec les participants dans une démarche de pédagogie active qui leur permettra d’être réellement acteurs en amont et en aval de la formation :

Le formateur 

  • favorisera en amont de la formation l’implication des participants au départ de la collecte des situations vécues, des difficultés rencontrées et des attentes en termes de pratique

  • utilisera les situations vécues pour amener les concepts théoriques, leur donner sens et réalité concrète

  • identifiera avec le groupe les enjeux à agir différemment

  • veillera à alterner les temps de partage d’expérience, d’analyse et de réflexion avec les temps d’apprentissages théoriques, d’exercices pratiques (mise en situation, jeux de rôles…) et de debriefings

  • facilitera les échanges pour ancrer les apprentissages

  • vérifiera la compréhension des concepts et leur mise en action

  • évaluera en aval de la formation la capacité de transfert des apports théoriques dans le contexte professionnel des participants

Apports théoriques, illustration par des cas pratiques, vignettes cliniques, mises en situation, vidéos, débriefing. Support pédagogique électronique mis à disposition du participant sur son espace personnel dédié via www.espacedupossible.org 

Assiduité des participants attestée par des feuilles d'émargements établies par demi-journée  

Évaluation & attestation

Différentes modalités d’évaluation de la formation sont organisées avant, pendant et à la fin de chaque module: 

Avant le module: évaluation diagnostique  permettant d’évaluer les connaissances de base du professionnel au départ d’une situation problème rencontrée dans sa pratique.

Pendant le module: évaluation formative par des débriefings avec l’intervenant sur les apports théoriques, les mises en situation pratiques et les modalités pédagogiques.

A la fin du module: évaluation sommative permettant d’évaluer les acquis du professionnel après l'action de formation sur base de la situation problème initiale, accompagnée d'une évaluation de la satisfaction à chaud et d'une évaluation de l’impact dans la pratique.

Les résultats de l’évaluation des acquis sont reportés sur l’attestation de formation finale mise à disposition du participant sur son espace personnel dédié via www.espacedupossible.org. Les résultats sont établis sur base de la grille suivante: <50% objectifs non acquis, >50% et <70 objectifs en cours d’acquisition, >70% objectifs acquis.

Un questionnaire d'évaluation à froid est soumis au participant dans les mois qui suivent la formation.

L'attestation de suivi du module est délivrée uniquement après complétude de l'évaluation sommative.