Modules de perfectionnement: Module [+] Approche narrative et souffrance au travail 3J

Session : SOU 2017 / Approche narrative et souffrance au travail 3J

Plus de 10 places disponibles.

Planning

Date Séance Lieu Horaire Durée Formateur
lundi 11/12/2017 Approche narrative et souffrance au travail 1/3 Tournai 9h-17h 7,0 Barrois Isabelle
lundi 18/12/2017 Approche narrative et souffrance au travail 2/3 Tournai 9h-17h 7,0 Barrois Isabelle
mardi 19/12/2017 Approche narrative et souffrance au travail 3/3 Tournai 9h-17h 7,0 Barrois Isabelle

Liste des séances

  • Approche narrative et souffrance au travail 1/3

    • Date : lundi 11 décembre 2017
    • Lieu : Tournai
    • Horaire : 9h-17h
    • Durée : 7,0
    • Formateur : Barrois Isabelle
    • Programme :

      Thérapie narrative et souffrance au travail

      La souffrance au travail n'est pas un phénomène nouveau. Le travail a longtemps été associé, dans la pensée populaire, à la souffrance physique. A l'ère de l'organisation scientifique du travail, cette forme de souffrance a été reliée à des facteurs «traditionnels» de pénibilité, toujours présents et dont l'identification est relativement aisée :  efforts physiques, environnement agressif, contraintes liées aux cadences de travail...

      Le passage historique à de nouveaux modes d'organisation s'est traduit par l'émergence de « concepts » visant - à première vue - à favoriser la reconnaissance du facteur humain dans les organisations : autonomie, responsabilité, polyvalence, flexibilité... Et encore : performance, expertise , exemplarité, flexibilité, recherche de l'excellence …Attributs / qualités / compétences que les méthodes de management ( par les objectifs, par les compétences) incitent à évaluer, mesurer, comparer....

      Ces nouveaux « modèles », pourtant censés améliorer les conditions de travail, ont conduit à un accroissement du stress et des pathologies associées et, plus généralement, à la montée des souffrances de nature psychologique liées au travail, phénomène relayé par les médias et que la gestion des risques psycho sociaux se propose désormais de prendre en considération.

      La thérapie narrative croit que chaque personne se construit une histoire identitaire à partir des liens qu'elle établit entre les évènements de sa vie à travers le temps et de ses interprétations, liens et interprétations fortement façonnés par le contexte socioculturel et politique. Autour d'un thème déterminé comme celui de son travail, la personne en vient à adopter une histoire « préférée » hautement influencée par le contexte socio culturel dans lequel elle baigne. Ainsi, quand une personne, aux prises avec la souffrance au travail vient consulter, c'est qu’elle est enfermée dans une histoire dominante insatisfaisante, voire affligeante, qu'elle s'est construite et que le contexte social a contribué à fabriquer.

      Dans ce contexte, la tâche du thérapeute narratif – qui fait alliance avec la personne - consiste à l'aider à  prendre de la distance face au(x) problème(s) qui est (sont) venus la recruter (la personne n'est pas le problème) et au contexte social qui a contribué à le fabriquer. Une fois cette distance rétablie, la personne peut établir une nouvelle relation avec le problème ; elle peut alors se percevoir comme capable de se sortir de l'histoire dominante, saturée par le problème, se forger une identité plus proche de son véritable potentiel, et s'engager dans une histoire proche de ses valeurs, ses rêves, ses espoirs, ses intentions pour sa vie, personnelle et professionnelle.

  • Approche narrative et souffrance au travail 2/3

    • Date : lundi 18 décembre 2017
    • Lieu : Tournai
    • Horaire : 9h-17h
    • Durée : 7,0
    • Formateur : Barrois Isabelle
    • Programme :

      Thérapie narrative et souffrance au travail

      La souffrance au travail n'est pas un phénomène nouveau. Le travail a longtemps été associé, dans la pensée populaire, à la souffrance physique. A l'ère de l'organisation scientifique du travail, cette forme de souffrance a été reliée à des facteurs «traditionnels» de pénibilité, toujours présents et dont l'identification est relativement aisée :  efforts physiques, environnement agressif, contraintes liées aux cadences de travail...

      Le passage historique à de nouveaux modes d'organisation s'est traduit par l'émergence de « concepts » visant - à première vue - à favoriser la reconnaissance du facteur humain dans les organisations : autonomie, responsabilité, polyvalence, flexibilité... Et encore : performance, expertise , exemplarité, flexibilité, recherche de l'excellence …Attributs / qualités / compétences que les méthodes de management ( par les objectifs, par les compétences) incitent à évaluer, mesurer, comparer....

      Ces nouveaux « modèles », pourtant censés améliorer les conditions de travail, ont conduit à un accroissement du stress et des pathologies associées et, plus généralement, à la montée des souffrances de nature psychologique liées au travail, phénomène relayé par les médias et que la gestion des risques psycho sociaux se propose désormais de prendre en considération.

      La thérapie narrative croit que chaque personne se construit une histoire identitaire à partir des liens qu'elle établit entre les évènements de sa vie à travers le temps et de ses interprétations, liens et interprétations fortement façonnés par le contexte socioculturel et politique. Autour d'un thème déterminé comme celui de son travail, la personne en vient à adopter une histoire « préférée » hautement influencée par le contexte socio culturel dans lequel elle baigne. Ainsi, quand une personne, aux prises avec la souffrance au travail vient consulter, c'est qu’elle est enfermée dans une histoire dominante insatisfaisante, voire affligeante, qu'elle s'est construite et que le contexte social a contribué à fabriquer.

      Dans ce contexte, la tâche du thérapeute narratif – qui fait alliance avec la personne - consiste à l'aider à  prendre de la distance face au(x) problème(s) qui est (sont) venus la recruter (la personne n'est pas le problème) et au contexte social qui a contribué à le fabriquer. Une fois cette distance rétablie, la personne peut établir une nouvelle relation avec le problème ; elle peut alors se percevoir comme capable de se sortir de l'histoire dominante, saturée par le problème, se forger une identité plus proche de son véritable potentiel, et s'engager dans une histoire proche de ses valeurs, ses rêves, ses espoirs, ses intentions pour sa vie, personnelle et professionnelle.

  • Approche narrative et souffrance au travail 3/3

    • Date : mardi 19 décembre 2017
    • Lieu : Tournai
    • Horaire : 9h-17h
    • Durée : 7,0
    • Formateur : Barrois Isabelle
    • Programme :

      Thérapie narrative et souffrance au travail

      La souffrance au travail n'est pas un phénomène nouveau. Le travail a longtemps été associé, dans la pensée populaire, à la souffrance physique. A l'ère de l'organisation scientifique du travail, cette forme de souffrance a été reliée à des facteurs «traditionnels» de pénibilité, toujours présents et dont l'identification est relativement aisée :  efforts physiques, environnement agressif, contraintes liées aux cadences de travail...

      Le passage historique à de nouveaux modes d'organisation s'est traduit par l'émergence de « concepts » visant - à première vue - à favoriser la reconnaissance du facteur humain dans les organisations : autonomie, responsabilité, polyvalence, flexibilité... Et encore : performance, expertise , exemplarité, flexibilité, recherche de l'excellence …Attributs / qualités / compétences que les méthodes de management ( par les objectifs, par les compétences) incitent à évaluer, mesurer, comparer....

      Ces nouveaux « modèles », pourtant censés améliorer les conditions de travail, ont conduit à un accroissement du stress et des pathologies associées et, plus généralement, à la montée des souffrances de nature psychologique liées au travail, phénomène relayé par les médias et que la gestion des risques psycho sociaux se propose désormais de prendre en considération.

      La thérapie narrative croit que chaque personne se construit une histoire identitaire à partir des liens qu'elle établit entre les évènements de sa vie à travers le temps et de ses interprétations, liens et interprétations fortement façonnés par le contexte socioculturel et politique. Autour d'un thème déterminé comme celui de son travail, la personne en vient à adopter une histoire « préférée » hautement influencée par le contexte socio culturel dans lequel elle baigne. Ainsi, quand une personne, aux prises avec la souffrance au travail vient consulter, c'est qu’elle est enfermée dans une histoire dominante insatisfaisante, voire affligeante, qu'elle s'est construite et que le contexte social a contribué à fabriquer.

      Dans ce contexte, la tâche du thérapeute narratif – qui fait alliance avec la personne - consiste à l'aider à  prendre de la distance face au(x) problème(s) qui est (sont) venus la recruter (la personne n'est pas le problème) et au contexte social qui a contribué à le fabriquer. Une fois cette distance rétablie, la personne peut établir une nouvelle relation avec le problème ; elle peut alors se percevoir comme capable de se sortir de l'histoire dominante, saturée par le problème, se forger une identité plus proche de son véritable potentiel, et s'engager dans une histoire proche de ses valeurs, ses rêves, ses espoirs, ses intentions pour sa vie, personnelle et professionnelle.

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